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Argent public, Centre événementiel

Centre événementiel de Courbevoie : un projet pharaonique qui prend l’eau

Inauguré en grandes pompes le 22 mai 2014, le Centre événementiel de Courbevoie (CEC) fait la fierté du Maire et de son équipe municipale. Pourtant, il n’y a pas de quoi pavoiser puisque ce complexe à vocation culturelle, sportive, festive, associative et économique est en train de boire la tasse ! Après avoir coûté 64 millions d’euros et engendré un triplement de la dette communale, le CEC – construit à la hâte en vue d’une inauguration avant les municipales 2014 – souffre d’un certain nombre de malfaçons découvertes au fur et à mesure de son utilisation.

Le parking souterrain de 300 places prend l’eau. Les pluies du mois de mars ont en effet occasionné d’importantes fuites, et les colmatages constatés sur place ne semblent manifestement pas être les premiers ! La majorité municipale s’était pourtant félicitée, dans un article paru dans Courbevoie Mag à l’été 2014, des performances environnementales du projet.

Le CEC est par ailleurs confronté à d’autres problèmes plus prosaïques. La Ville est ainsi contrainte de subventionner les associations courbevoisiennes afin que l’équipement soit occupé a minima. Les tarifs prohibitifs de location des salles ne sont pas étrangers à cette situation. La majorité des spectacles et manifestations est programmée à l’Espace Carpeaux et les congrès, conférences et autres assemblées générales d’entreprises (ce que le Maire appelait la partie « Corporate » du projet) sont aux abonnés absents. L’équilibre des comptes n’est donc pas pour tout de suite, d’autant qu’une étude réalisée par un cabinet extérieur montre que le CEC est inadapté à l’organisation de congrès et salons professionnels : trop de salles concurrentes à proximité immédiate, absence de transports en commun, tarifs de location excessifs… Il est loin le temps où le Maire promettait un rayonnement du CEC à l’échelle de l’Île de France !

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Enfin, il est à noter que le bilan d’activité des deux premières années d’exploitation n’a toujours pas été communiqué au conseil d’administration de la société qui gère le CEC. Faut-il craindre que l’argent public ne disparaisse dans un puits sans fond ?

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