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Petite enfance

Crèches : à quand transparence et égalité ?

La politique actuellement menée par la majorité municipale dans le domaine de la petite enfance ne manque pas de soulever un certain nombre d’interrogations.

En premier lieu, au vu des nombreux besoins – non satisfaits – dans notre commune en matière de garde d’enfants de moins de trois ans, les habitants sont en droit d’exiger de la mairie une transparence totale en ce qui concerne la procédure d’attribution de places en crèche. Or, lors du conseil municipal de juin dernier, l’adjointe au maire en charge de ce dossier avait affirmé que les places étaient attribuées selon plusieurs critères, mais sans les lister précisément. De plus, la commission statuant sur les demandes des familles courbevoisiennes est composée, outre les fonctionnaires, d’une seule élue de la majorité. Les élus de l’opposition n’y sont donc pas représentés (pas plus qu’à la commission d’attribution des HLM par ailleurs).

Cette remarque n’est pas anodine, car le sujet est extrêmement sensible. À titre d’exemple, une convention récemment conclue entre la mairie et la société 1001 Crèches prévoit que trente berceaux soient prélevés sur le quota des crèches existantes et attribués à des salariés courbevoisiens, dont les frais de garde seront, en partie, pris en charge par leurs (grandes) entreprises. Or, de l’aveu même de l’adjointe au maire à l’origine de ce partenariat, les bénéficiaires de ce dernier seront prioritaires par rapport aux autres Courbevoisiens. Sachant que le tissu économique des entreprises implantées sur la commune est composé en majorité de très petites, petites et moyennes entreprises, ainsi que d’entrepreneurs individuels exerçant une activité non salariée, la solution retenue semble particulièrement inadaptée…

Privatisation de la politique de la petite enfance

Alors, comment justifier cette inégalité de traitement entre habitants de la commune ? Peut-être par le fait que la ville percevra une contribution d’un montant de 10 000 euros par berceau et par an, soit un total annuel de 300 000 euros… Des revenus supplémentaires qui devraient, en théorie, permettre à la commune de financer de nouvelles crèches. Mais étant donné que cela fait des années qu’aucune nouvelle crèche municipale ne s’est construite à Courbevoie, nous ne pouvons espérer, au mieux, qu’une hausse des délégations de service public. Par conséquent, financer l’offre de places en crèche par les entreprises, c’est tout simplement privatiser la politique de la petite enfance.

Enfin, les assistantes maternelles, salariées par la ville et fréquentant la crèche familiale, ne peuvent pas, à ce jour, accueillir d’enfants non placés par la mairie. Autrement dit, si cette dernière ne confie par exemple que deux bambins à une assistante maternelle pourtant agréée pour trois enfants, celle-ci n’a pas le droit de proposer librement la troisième place vacante à une famille. Une véritable aberration, alors que nous manquons de structures d’accueil sur Courbevoie !

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