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Municipales 2014

Tartuffe et Cie : les nouveaux amis de Jacques Kossowski

Tout engagement en politique mérite le respect. Certes, des divergences peuvent apparaître au sein d’une même formation politique, mais la sincérité des convictions fait qu’il est toujours possible de comprendre ce qui nous fait avancer sur un même chemin ou, à un moment donné, nous éloigner les uns des autres.

En revanche, le reniement de ce pourquoi on s’est battu pendant des années est beaucoup moins aisé à comprendre (et accepter) pour des militants. Un conseiller municipal élu en 2008 sous l’étiquette du Mouvement démocrate a ainsi décidé de rejoindre la liste de Jacques Kossowski. En soi, cette information n’est pas un scoop. Les déplacements sur l’échiquier politique – de la gauche vers la droite, ou inversement – sont relativement courants, notamment lors d’une élection municipale où les étiquettes des partis ont tendance à s’effacer au profit des hommes. Toutefois, le ralliement de Patrick Bolli (ex MoDem devenu UDI) pose problème. Un problème de valeurs.

En effet, pendant cinq ans, il a combattu le système UMP avec des mots parfois plus durs que ceux du socialiste Jean-André Lasserre. Or, aujourd’hui, dans sa vidéo de soutien au maire sortant, il n’hésite pas à se renier : « [Jacques Kossowski] est un homme qui est à l’écoute de tous ceux qui peuvent être constructifs pour Courbevoie. Je l’ai combattu pendant la précédente mandature, mais justement je me suis aperçu que cette écoute était constructive pour les Courbevoisiens et notre ville. Je pense qu’il est aujourd’hui l’homme de l’avenir et l’homme qui rendra Courbevoie encore plus dynamique et encore plus active par le futur. »

Cette déclaration est particulièrement difficile à avaler pour les militants MoDem qui se sont mobilisés afin que Patrick Bolli soit élu en 2008. Aussi nous a-t-il semblé nécessaire de lui rafraîchir la mémoire en rappelant ce qu’il a pu dire ou écrire sur la majorité municipale (exemples non exhaustifs).


Sur l’arrivée d’Éric Césari à Courbevoie (tract de campagne 2008)

« Ce parachutage discret et ce manque de transparence nous inquiètent. Ils ressemblent surtout à une reprise en main politique de la Ville, pour préserver des intérêts qui ne sont pas les nôtres.»


Recours devant le tribunal administratif contre les machines à voter (extrait du journal Le Parisien du 6 mars 2008)

La tête de liste du MoDem de cette commune des Hauts-de-Seine taxe de « laxisme » la mairie « qui n’a pas envoyé d’avocat. » Pour lui, c’est purement et simplement « une confiscation de la démocratie« .


À quoi sert la communauté d’agglomération Seine-Défense regroupant Courbevoie et Puteaux ? (tribune dans Courbevoie Mag d’avril 2012)

« Véritable hold-up de la démocratie, la réalité du fonctionnement de cette communauté d’agglomération est une caricature : pour 4 séances par an convoquées à 19 heures, l’absentéisme est sidérant, 17 présents le 19/12/2011. »


Contre la délibération autorisant la démolition des immeubles Les Damiers, à La Défense (décembre 2011)

« Plus c’est gros, plus ça passe ! Le premier magistrat de la ville, qui devrait être le défenseur des intérêts des Courbevoisiens, ne tient pas compte des récentes décisions de justice. Il aurait dû, au minimum, reporter cette délibération. […] Nicolas Sarkozy et ses amis russes peuvent dormir tranquilles : Les Damiers seront démolis. La majorité a voté, sans rien dire. C’est ce que l’on appelle la démocratie… façon UMP. »


Réunion publique (mars 2008)

« Nous proposons une vision globale de la Ville et pas seulement de la gestion à la petite semaine. Nous mettrons en oeuvre des mesures concrètes, facilitant la vie quotidienne rapidement, et pas un projet phraraonique coûtant au moins 70 millions d’euros ni un catalogue de promesses dispendieuses. »


Triste Noël en prévision pour les commerçants courbevoisiens (novembre 2010)

« Par ces actes, le Maire de Courbevoie méprise le commerce de proximité du quartier Gambetta. Mais qu’en pense la présidente du conseil dudit quartier, administratrice de Defacto et candidate UMP aux prochaines élections cantonales ? »


Deux villes, pas de projet ! (tribune dans Courbevoie Mag d’avril 2013)

« « Deux villes, un territoire » : ce titre récent de CourbevoieMag démontre la pensée étroite et dépassée des maires de Puteaux et Courbevoie. […] Difficile d’ailleurs d’être dynamique tant cette communauté est repliée sur elle-même : les autres groupes politiques n’y sont pas représentés ! »


Le mensonge couvre le scandale (tribune dans Courbevoie Mag de décembre 2011)

« Le délogement des habitants des Damiers pour y construire des tours de luxe est une opération scandaleuse et immorale car elle ne bénéficie qu’au promoteur. […] Le mensonge et les promesses non tenues sont les deux facettes d’une même réalité : l’autisme de la Municipalité envers ses habitants et l’immobilisme qui conduisent notre ville au même état que le Pavillon des Indes : la décrépitude. »


Chères DSP (tribune dans Courbevoie Mag de février 2011)

« Nous avons demandé, en séance, la renégociation de ces DSP, mais, devant le refus de la majorité, nous ne pouvons que déplorer la désinvolture avec laquelle la ville gère les deniers publics. »

Comme l’a récemment affirmé une colistière de Jacques Kossowski sur les réseaux sociaux, on s’engage sur une liste par conviction. Ce n’est malheureusement pas vrai pour tout le monde.

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Discussion

2 réflexions sur “Tartuffe et Cie : les nouveaux amis de Jacques Kossowski

  1. Merci Jean Philippe de rétablir la vérité; au Modem, les adhérents restent fidèles à ce qu’ils ont dit ou écrit depuis 2008; nous sommes 4 adhérents Modem sur la liste de Jean André Lasserre, je n’en vois aucun sur la liste menée par l’UMP ; les convictions restent, nous les défendons chaque jour au contact des Courbevoisiens;

    Isabelle Jaubert
    Référente Modem Courbevoie

    Publié par Isabelle Jaubert | 17 mars 2014, 21 h 41 min
  2. Tout à fait d’accord Isabelle. Au surplus depuis l’affaire des HLM qui prouve une fois de plus (après EPADESA, le budget de l’Etat etc.) la gestion UMP désastreuse par absence de contrôle, le copinage etc. Il est plus que jamais incroyable et raisonnablement injustifié qu’on puisse encore soutenir un maire aussi défaillant. Dire que c’est un « homme d’avenir » alors que ce maire depuis 1995 il aura 74 ans dans l’année, comment dire…n’est ce pas la preuve que certaines herbes prohibées sont en vente libre à Courbevoie ? Patrick Bolli a surtout soif de reconnaissance et c’est sa très grande faiblesse, il est prêt à tous les reniements pour un poste… Pierre Laroche me déçoit également énormément mais son objectif est manifestement la profession de politicien de carrière comme de nombreux fonctionnaires territoriaux qui monopolisent aujourd’hui les assemblées…(trop de temps libre ?) Quant à Eric Cesari plus discret en ce moment, secrétaire général de l’UMP dans la vraie vie, il a peut être lui aussi des problèmes de contrôle de gestion chez son employeur ? Décidément, entre l’OPHLM et le parti UMP, la gestion n’est pas la tasse de thé de l’équipe sortante UMPiste !

    Publié par ty | 20 mars 2014, 11 h 41 min

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