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Municipales 2014

Éric Césari : l’apparatchik qui voulait être maire

Eric Césari, conseiller municipal et actuel DG de l'UMPUn déni de démocratie est en train de se profiler à Courbevoie. La droite locale compte en effet « fausser » les élections municipales de mars prochain. Jacques Kossowski, candidat à sa propre succession à la mairie de Courbevoie pour la quatrième fois, n’est pas la véritable tête de liste de l’UMP dans notre ville. En effet, s’il est réélu, il passera dans les six mois la main à Éric Césari, actuel directeur général du parti de droite et quasi inconnu des Courbevoisiens.

Cet apparatchik, proche des réseaux Pasqua dans les années 90 puis de la Sarkozie, refuse d’affronter le débat démocratique local par peur du suffrage universel. Dans l’ombre du maire sortant, il préfère donc manœuvrer en coulisse pour accaparer le pouvoir. En 2008, Jacques Kossowski avait affirmé qu’il ne briguerait pas de quatrième mandat. Force est de constater que cet engagement n’a pas résisté à l’ambition d’un parachuté plus soucieux de son propre intérêt que de celui des Courbevoisiennes et Courbevoisiens, mais incapable de se présenter à visage découvert devant les électeurs.

Or, ces derniers doivent pouvoir choisir leur futur maire en toute transparence. Il est normal et sain que les candidats disent clairement qui sera le maire en cas de victoire. Courbevoie mérite mieux que des petits arrangements politiciens, arrangements dénoncés dès 2008 par le candidat Modem aux élections municipales.

Qui est donc Éric Césari ?

Nommé directeur général de l’UMP par Nicolas Sarkozy en 2007, Éric Césari devient l’informateur de Claude Guéant et du Président. Tout ce qui se passe au siège de l’UMP remonte à l’Élysée via le canal Césari.

« L’œil de Moscou », comme l’appelle ses détracteurs, est à la manœuvre pour installer Jean Sarkozy à la tête de l’Epadesa en 2009. Il tire également les ficelles avec Isabelle Balkany et Jean Sarkozy pour remplacer Patrick Devedjian à la tête du Conseil général des Hauts-de-Seine en 2011.

En tant que directeur général du parti, il organise en 2012 pour le compte de Jean-François Copé les « fameuses » élections internes Copé-Fillon, qui se sont transformées en véritable psychodrame. Suite aux fraudes dénoncées par les deux camps, des dizaines de milliers d’adhérents quitteront l’UMP

Plus intéressé par sa carrière que par Courbevoie

Éric Césari voulait être maire de Rouen dès 2001. Il se morfond comme maire adjoint jusqu’en 2007, date à laquelle la ville bascule à gauche. Il prépare alors son parachutage à Issy-les-Moulineaux mais, devant le refus d’André Santini, opte pour Courbevoie où il espère prendre la succession d’un maire vieillissant.

Malgré son arrivée dans notre ville, il conserve entre 2008 et 2012 un logement à Rouen. Le trésorier de l’UMP ainsi que le Canard enchaîné (en 2012) ne manqueront pas de dénoncer le coût de très nombreux allers-retours en Normandie, payés par l’UMP.

Un élu loin du terrain…

Conseiller municipal délégué aux jumelages depuis 2008, Éric Césari obtient en 2012, dans la plus grande discrétion, une délégation pompeuse au « suivi des grands projets concernant La Défense et les territoires limitrophes », en plus de la vice-présidence de la communauté d’agglomération Courbevoie-Puteaux.

En revanche, sur le terrain, aucun Courbevoisien ne le croise. Le logement, les crèches, les écoles, la propreté, les transports, tout cela ne l’intéresse vraisemblablement pas.

Un piètre gestionnaire

Éric Césari ne brille pas par ses qualités de gestionnaire. La situation financière de l’UMP est catastrophique : 108 millions d’euros de dettes en 2013 selon le Canard enchaîné du 6 novembre 2013 (d’après un rapport de la Cour des comptes) pour un budget annuel de 30 millions d’euros. N’importe quel responsable d’entreprise aurait été remercié pour moins que ça !

Dans ces conditions, qui souhaiterait confier les clés de la ville et surtout l’épineux dossier de La Défense (une ardoise de 300 millions d’euros due à l’actuelle majorité UMP) à cet homme de l’ombre ?

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Discussion

2 réflexions sur “Éric Césari : l’apparatchik qui voulait être maire

  1. Souvent, ceux qui dénoncent les autres comme assistés…sont eux mêmes les pires des assistés ! CQFD. Envoyer ce personnage à pôle emploi serait un immense service rendu aux contribuable, à l’UMP et sans doute à lui même… Il est bon de retrouver les fondements de la vraie vie !

    Publié par ty | 20 mars 2014, 11 h 56 min
  2. Stop, je crois voir une rosette ? La légion d’honneur pour ce monsieur ? c’est vraiment accordé à n’importe qui !

    Publié par ty | 20 mars 2014, 11 h 58 min

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